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Introspection pour un management efficace

Indispensable pour animer et motiver son équipe

La connaissance de soi est importante pour gérer une équipe. En effet, le manager doit prendre du recul afin de comprendre son comportement en toute situation de la vie professionnelle.

Or, la connaissance de soi est indispensable pour améliorer la gestion des tensions en situation de crise, adapter son comportement pour une meilleure communication, mieux comprendre ses collaborateurs et maximiser ses capacités.

Pas besoin d’un psychologue ! L’introspection peut se faire seul ou accompagné dans le cadre d’un coaching ou une formation.

Les méthodes existantes

Il existe une multitudes d’ouvrages dans ce domaine. Pour avoir une idée, je vous présente ci-dessous quelques méthodes :

  • L’approche transactionnelle qui permet d’analyser sa personnalité à partir de trois états (parent, adulte, enfant). Chaque état représente un comportement caractéristique. L’appréhension de son état permet de connaître sa posture face aux collaborateurs et de l’adapter en fonction de la situation.
  • Identifier ses mécanismes de défense en situation de conflit, pression ou frustration pour mieux gérer ses réactions. Ces mécanismes peuvent être la régression, le rejet, le déplacement, la projection, l’imaginaire, la contre-réaction…..
  • Connaître son mode de pensée, pour mieux comprendre son raisonnement et celui des collaborateurs. De plus, cela permet de maximiser ses capacités et celles des membres de l’équipe. On distingue 4 styles de pensée : « Leibnitz » (basé sur la déduction et la logique), « Kant » (esprit critique et de justification), « Hegel » (fondé sur la dialectique),  « Locke » (lié à l’observation).

En conclusion

Le métier de manager ne se limite pas à la maîtrise d’aptitudes techniques. En effet, il implique d’avoir des compétences sur les hommes, reposant sur ses facultés à animer et motiver les membres de son équipe. C’est le chef d’orchestre de l’organisation. Il doit organiser, s’affirmer, gérer sa relation avec sa hiérarchie et ses collaborateurs.

Par conséquent, le manager doit connaître ses forces et faiblesses pour s’adapter et convaincre. Et surtout, L’introspection conduit à exploiter le maximum de son potentiel en corrigeant ses réactions et travaillant sur ses qualités.

J’espère que l’article vous a plu ! N’hésitez pas à laisser un commentaire.

 

Je vous conseille cet ouvrage parfait pour les managers.

Il est clair et synthétique. 

Le système d’information la base du contrôle de gestion

Il n’est pas évident de mettre en place le contrôle de gestion, quand on démarre d’une page blanche. Surtout si on a peu ou pas d’expérience. Lorsque que c’est le cas, Il est important de revenir sur les basiques pour faciliter sa mission ou sa prise de fonction.

Le système d’information et le contrôle de gestion

La base du métier de contrôleur de  gestion est de collecter, traiter et communiquer les informations pour permettre aux responsables de piloter leur activité. Or, le système d’information est un ensemble organisé de ressources (informatiques, humaines, procédures, données) qui a le même rôle que celui du contrôleur de gestion. Il est donc important pour un contrôleur de gestion de comprendre les rouages du système d’information de l’entreprise. Pour ce faire, il est ESSENTIEL de ne pas limiter le périmètre à l’informatique.

La composante humaine du système d’information

La composante humaine représente l’ensemble des personnes qui émettent, manipulent et utilisent l’information. Ces personnes sont des utilisateurs ou des spécialistes (qui conçoivent ou entretiennent le système d’information).

Les parties prenantes du système d’information sont les personnes :

  • alimentant le système d’information ;
  • ayant besoin d’information pour leur activité ;
  • concevant et entretenant le système d’information (DSI).

La composante organisationnelle

Elle est composée de règles et de procédures qui définissent le mode opératoire que les personnes doivent respecter pour réaliser leur activité. Par conséquent, elle est importante pour le bon fonctionnement de l’organisation et du système d’information. Plus l’entreprise est importante, plus ces règles sont formalisées.

De plus, si les tâches sont clairement identifiées, il est possible de les automatiser, surtout avec la numérisation des documents.

La composante informatique

L’informatique comprend un CRM (pour suivre ses clients et prospects), une gestion commerciale (pour facturer), la comptabilité, la trésorerie (éventuellement avec un module de paiement) et la gestion RH (paie, déclaration sociale….).

Pour être complet, il convient d’ajouter un outil décisionnel qui récupère, traite et restitue les informations contenues dans l’ensemble informatique.

Bien entendu, plus l’entreprise se développe, plus son besoin en informatique est important.

J’espère que cet article vous a plu ! Indiquez dans le commentaire le thème que vous souhaitez aborder. Je le traiterai dans la mesure du possible. A bientôt !

Laurent PHILIPPE

Consultant en contrôle de gestion `

et système d’information

Ecriture comptbale_Facile !

Initiation à la comptabilité_La saisie d’une écriture comptable

La base de la comptabilité

La saisie d’écritures est la base du métier de comptable. Elle permet d’enregistrer les ventes, les achats, les décaissements, encaissements et autres flux. A la clôture de l’exercice, on obtient le compte de résultat et le bilan. Toutefois, il est possible de suivre ces documents, si la comptabilité est à jour régulièrement.

Ces documents permettent aux dirigeants de connaître la performance de l’entreprise et son patrimoine.

Comment saisir les écritures ?

La comptabilité enregistre les mouvements de biens, services et la CONTREPARTIE(dettes, créances et cash). Il y a toujours 2 flux  (entrants et sortants). Elle utilise une codification déterminée par le PCG, on parle de comptes comptables.

La méthodologie

Par soucis de compréhension, je propose de fonctionner par étape dans un premier temps. Puis, avec l’expérience, vous passerez les écritures sans passer par ces étapes

  1. Identifier si le biens, services ou cash entent ou sortent de l’entreprise. Les achats sont des flux entrants, alors que les ventes sont des flux sortants. Les flux entrants sont au débit (toujours à gauche) et les flux sortants sont au crédit (toujours à droite).
  2. Déterminer la contrepartie de ces flux de biens, services ou cash. Puis, la mettre à la partie opposée.
  3. Identifier le compte comptable à partir d’un PCG (ça s’achète dans toutes les librairies), puis indiquer le montant

Exemple (sans TVA pour simplifier la compréhension) : Achat de 120 000€ de marchandises au comptant.

L’ achats de marchandises est un flux entrant donc au débit. La contrepartie est le paiement (cash) qui aura donc au crédit. Le compte comptable de l’achat de marchandises est le 607, le montant 120 000€. Le compte pour le paiement est 512, le montant 120 000€.

Rappel : exemple sans TVA pour simplifier la compréhension

Félicitation ! Vous venez de passer votre première écriture comptable.

Pour plus d’informations, je vous invite à regarder la vidéo. N’hésitez pas à aller sur notre chaîne YOUTUBE.

 

 

Initiation à la comptabilité

Initiation à la comptabilité_Vidéo 1

Cette vidéo traite de la base de la comptabilité. L’objectif est d’en comprendre le fonctionnement. La comptabilité est obligatoire et vitale pour l’entreprise, car même si son rôle premier est fiscal et social. Elle permet aux dirigeants de suivre les performances de leur entreprise.

Qu’est-ce que la comptabilité ?

Comment ça fonctionne ?

A quoi ça sert ?

Qu’est-ce qu’un compte de résultat ?

Qu’est-ce qu’un bilan comptable ?

Dans cette capsule, j’apporte des réponses à ces questions.

Dirigeants et manageurs : l’art de convaincre avec bienveillance

Nous sommes en interaction avec une multitude de personnes, que se soit les collaborateurs, les partenaires bancaires, les fournisseurs et les clients. Or, vous avez besoin de convaincre pour vendre un projet, obtenir un financement, manager une équipe, faire adhérer à une vision…

Convaincre ou manipuler ? La différence entre les deux est la bienveillance. Quels sont les facteurs qui nous poussent à accepter une proposition ? Les consommateurs sont souvent influencés par des stratégies de vente et de publicité. Il existe des techniques de persuasion. Or, elles sont toutes axées autour de six principes régissant le comportement humain. En effet, ces principes simplifient les décisions en gagnant du temps et en maximisant la probabilité de faire le bon choix. Toutefois, vous devez faire attention aux tentatives de manipulation. Si c’est le cas, vous devez faire preuve de discernement. Ces principes pour convaincre sont la réciprocité, la cohérence, la preuve sociale, la sympathie, l’authorité et la rareté.

La réciprocité

En sociologie, la réciprocité est l’établissement de relations égalitaires entre individus ou entre groupes. Elle s’accompagne d’un sentiment d’obligation. En effet, vous avez sûrement remarqué, qu’il est plus facile de donner que de recevoir, car on se sent redevable.

Pour convaincre, faites une concession, votre interlocuteur en fera de même. Par conséquent, les deux parties se sentent responsables d’arriver à un accord final. La réciprocité favorise la coopération. C’est le principe du réseau de relation, je donne avant de recevoir.

Le principe de cohérence

Cette règle a également un rôle social précis. En effet, c’est une preuve de caractère, d’honnêteté et de rationalité. La cohérence est déclenchée par l’engagement. En effet, si on vous pousse à accepter un engagement insignifiant, le principe de cohérence permet par la suite de faire accepter un engagement plus important. L’engagement est renforcé, s’il est mis par écrit et/ou s’il est fait publiquement.

Il faut éviter de l’appliquer de façon systématique et sans réflexion. En effet, il faut apprendre à nous écouter. Posez-vous la question suivante : avec les éléments factuels dont vous disposez, indépendemment du choix que vous avez déjà fait, est-ce que c’est la décision que vous prendriez ?

Le principe de la preuve sociale

Ce principe s’applique lorsque nous nous sentons perdu. Par conséquent, nous adoptons notre comportement en observant celui d’autres personnes. En effet, nous jugeons un comportement approprié, si nous voyons d’autres personnes l’adopter. Donc, nous faisons moins d’erreurs, en nous conformant aux autres qu’en allant à leur encontre.

Attention, il a des situations pour lesquelles ce n’est pas la meilleure approche. Quand les autres ne savent pas comment agir. Il suffit alors d’apprendre à identifier les situations ou il y a des erreurs. En effet, lorsque nous sentons que notre réaction instinctive et les indications données par le groupe sont en contradiction.

Le principe de la sympathie

Généralement nous sommes plus enclin à accepter les requêtes de personnes que nous connaissons et qui nous sont sympathiques. Par ailleurs, c’est la base du parrainage et du marketing de réseau.

5 facteurs influencent notre sentiment de sympathie, qui sont :

  • L’aspect physique, car nous attribuons inconsciemment aux individus ayant un physique avantageux des qualités comme le talent, l’honnêteté et l’intelligence ;
  • La similarité : nous aimons ce qui nous ressemble que se soit dans les opinions, la personnalité, le milieu social ou le mode de vie ;
  • Les compliments ;
  • Les contacts et la coopération.

Le principe d’autorité

L’autorité est considérée comme un pouvoir devant lequel on obéit par crainte ou par respect. J’aborde ce principe sous l’angle des relations entre personnes. Le principe repose sur l’idée que les personnes suivent les recommandations des experts crédibles dans un domaine. En effet, on va suivre les indications du médecin pour se soigner d’une grippe par exemple.

Plusieurs éléments contribuent à conférer une impression d’autorité. Il y a l’expertise, l’expérience, la popularité, l’uniforme (médecin, policier…), le titre (docteur, professeur, PDG…), des attributs physiques (la force, la taille), le succès, la richesse, une attitude autoritaire, etc.

Pour mettre en avant son autorité et être convainquant, il a des attitudes à adopter lors de nos échanges :

  • Dégager de l’assurance,
  • Soigner sa tenue vestimentaire pour être en adéquation avec l’autorité souhaitée (exemple costume),
  • Maîtriser les aspects techniques (c’est vous l’expert),
  • Etre rassurant en étant calme et posé,
  • Etre simple (en faire trop est mauvais pour l’image).

La rareté

Dans la prise de décision, l’idée de perte potentielle joue un rôle considérable. Le principe de rareté s’appuie sur deux phénomènes :

  • Une chose difficile à se procurer est plus intéressante ;
  • Une chose qui est de moins en moins abondante crée le besoin de l’acquérir.

La réaction au principe de rareté est émotionnelle. En effet, Il est porté par le désir de posséder et non sur son utilité.

 

Article rédigé par Laurent PHILIPPE

Tableau de bord

Faire un tableau de bord pour réussir son projet

Cette vidéo pose les principes de la réussite d’un projet. A projet ambitieux, stratégie rigoureuse. La réussite de vos projets dépend de la capacité à agir et à suivre le résultat de vos actions.

Le tableau de bord pour piloter ses actions et réussir projet

Un projet implique un préparation minutieuse et la mise en place d’un tableau de bord. Après le temps de la réflexion, vient le temps de l’action. Autrement dit, il faut agir pour réussir. Il convient donc de suivre le résultat des actions pour ajuster sa stratégie le cas échéant.

Un projet doit être ambitieux

Un projet est une image idéale de ce qu’on aimerez réaliser. Pour être stimulant , le projet doit être ambitieux.

A projet ambitieux, stratégie minutieuse

C’est quoi la stratégie ? C’est le moyen le plus rapide, le plus simple, le plus efficace et le moins onéreux pour réaliser son projet. Elle correspond au plan d’actions.

 

Management et communication non-violente

Pratiquer la CNV pour manager et favoriser l’engagement

Entre stress, conflits avec les collègues, mauvaise humeur d’un client, situation de crise… Il est parfois difficile d’atteindre ou de faire atteindre les objectifs, car cela dépend de l’engagement des collaborateurs et de sa relation avec son supérieur. De plus, en tant que manager, vous êtes amené à gérer des situations tendues et parfois empruntes d’agressivité. Votre réussite passe par le développement de la qualité de vos relations et donc par votre habilité à communiquer. Existe t’il une méthode favorisant la coopération ? La réponse est oui, il en existe plusieurs. La Communication Non Violente en est une.

 

La communication est omniprésente, pourtant la relation à autrui se dégrade

La CNV est une méthode de communication élaborée par Mashall B. Rosenberg, qui était docteur en psychologie appliquée. Il a créé cette méthode en partant du constat que la communication est partout.  Cependant, les règles d’une communication respectueuse de soi et de l’autre sont peu répandues. En effet, on est souvent en proie à des jugements, critiques et reproches. Alors, la réponse est souvent cinglante.

D’autant que les relations humaines dans son environnement professionnel sont complexes. Les raisons en sont la variété des objectifs personnels et des enjeux professionnels. Entre intérêts personnels et l’égo, la situation peut être facilement conflictuelle. La taille de l’entreprise accroît la difficulté à se mettre d’accord. De plus, le manager se situe entre deux flots, celui de ses supérieurs et celui de ses collaborateurs. Ses chances de réussite sont plus importantes, s’il développe la qualité de ses relations. Or elle dépend de son aptitude à communiquer pour essayer de comprendre, d’ouvrir au dialogue, de partager ses besoins et de trouver des solutions.

 

Les éléments de langage qui nuisent à la communication et au dialogue

Force est de constater que nos relations à autrui sont pénalisées par des éléments de langage qui renforcent le ressentiment ou l’instinct de défense de votre interlocuteur. Ces éléments de langage sont facilement identifiables. Mashall B. Rosenber dans son ouvrage « la communication non violente au quotidien » en a identifié 3, qui sont : la critique, le déni de responsabilité et les exigences.

La critique emprunte de jugement, de reproche et de diagnostic implique que l’autre a tort. La personne de votre interlocuteur est mise en cause, car ce genre de critique commence par un « TU, TE, TOI ». C’est le meilleur moyen pour rentrer en conflit avec une personne. Imaginez l’ambiance de travail par la suite !

Les exigences sont dans des demandes ou requêtes, qui implicitement ou explicitement fait planer une menace (une punition) si la personne n’obtempère pas. Dans le cas contraire, la personne qui obtempère mérite une récompense.

 

Etre responsable de ses actions et décisions

Le déni de responsabilité est assez facile à identifier, car la responsabilité des actions est souvent évincée par les mots « falloir » et « devoir« . Nos actes  et décisions sont imputés aux actions des autres, à nos expériences passées, à l’autorité, à la pression du groupe, à la pression sociale,…. Assumer ses actions c’est facile à écrire, mais à réaliser c’est une autre affaire. Pourtant ça renforce la cohérence du discours et son investissement personnel. Imaginez qu’un Dirigeant informe les membres du comité d’entreprise sur le projet d’un plan de sauvegarde de l’emploi en disant : « c’est à cause de la grise, sous en tendu ce n’est pas ma faute ». L’homologation avec les représentants du personnel va être difficile. Alors qu’en expliquant de façon factuelle sur les difficultés rencontrées et en invitant les partenaires sociaux à trouver des solutions ensembles, c’est nettement plus engageant.

 

L’apport de la CNV dans le management

La CNV est une méthode de communication basée sur notre capacité à améliorer la qualité de nos relations avec autrui. Il d’agit d’un état d’esprit fondé sur la réciprocité de l’empathie et de la bienveillance. La méthode permet de manager une équipe en faisant abstraction des éléments de langage qui nuisent à l’échange (jugement, déni de responsabilité, punition ou récompense…). Les objectifs de la CNV dans le management sont :

  • L’amélioration du client social,
  • Le renforcement de la coopération des collaborateurs,
  • La gestion des conflits internes et externes,
  • La création d’une dynamique de changement.

 

La mise en application

La CNV est un état d’esprit qui implique de redéfinir la façon d’interagir avec les interlocuteurs. Elle est basée sur l’observation précise (sans jugement et diagnostic..), sur l’expression de ses sentiments et besoins, la formulation d’une demande (vos attentes), l’empathie. Il est important pour le manager :

  • De donner l’impulsion en faisant preuve d’empathie pour en recevoir. Cela repose sur le phénomène de réciprocité qui est un élément important de la vie sociale. Quand vous recevez un cadeau, vous vous sentez redevable. Et pour compenser, vous faites également un cadeau. C’est de le même processus avec l’écoute et l’empathie.
  • D’enrichir son vocabulaire  pour exprimer ses sentiments et observer ceux de son interlocuteur.
  • De gagner en fluidité dans les échanges, car cela peut faire un peu psychologue face à un patient.
  • De ne pas s’accrocher à la méthode, si ça ne marche pas avec votre interlocuteur, adaptez-vous, et restez sincère.

La CNV est difficile à mettre en pratique. Si vous souhaitez plus d’informations, je vous invite à lire les ouvrages de Mashall B. Rosenber,  » La communication non-violente au quotidien »

Article rédigé et publié par Laurent PHILIPPE consultant en gestion d’entreprise

Gestion de trésorerie

Comprendre les mécanismes de la trésorerie d’entreprise

Je suis consultant en contrôle de gestion et financier. J’interviens dans les PME du Nord et de Paris, pour mettre en place des outils de gestion et une organisation pour optimiser la gestion d’entreprise.

J’ai fais cette vidéo pour expliquer simplement le mécanisme de la trésorerie en entreprise. Ce tuto vous donne les clés pour améliorer la trésorerie en rappelant les règles de bonne gestion.

Si vous souhaitez aller plus loin dans la gestion de trésorerie, il est préférable de mettre en place un budget de trésorerie.

En résumé

Pour assurer la solvabilité et la pérennité de votre entreprise, il est essentiel d’appliquer les règles de bonne gestion en vendant au juste prix et en faisant un résultat bénéficiaire. Cela implique de connaître le coût de revient d’une prestation ou d’un produit pour réaliser une marge. Il est également important de connaître son seuil de rentabilité pour connaître le chiffre d’affaires a réaliser pour réaliser un bénéfice ou encore réduire les coûts de fonctionnement.

Réaliser un bénéfice c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. En effet, la gestion de trésorerie passe par une maîtrise des délais de paiement fournisseur et client pour éviter de faire de l’avance de trésorerie dans la mesure du possible. Si  ce n’est pas possible, il est important de mettre en place des solutions de finance ou de prévoir la trésorerie suffisante. Il convient également de maîtriser son niveau de stock qui est de l’argent immobilisé.  Les décalages entre les créances clients et les dettes, ainsi que les stocks est appelé le besoin en fond de roulement. Autrement dit, cela représente le besoin de trésorerie à couvrir et nécessaire pour le fonctionnement d’une entreprise.

Consultez régulièrement la situation nette de trésorerie pour connaître vos soldes. Mettez en place un budget de trésorerie reprenant les échéances connues. Cette démarche vous permettra de maîtriser la situation de trésorerie et d’anticiper les besoins.

 

Article rédigé et publié par Laurent PHILIPPE

Moins de 3 minutes pour comprendre un bilan comptable

 

Pour rappel, l’analyse financière est un processus permettant au dirigeant, aux investisseurs et prêteurs de prendre des décisions en étudiant la profitabilité, la solvabilité et les liquidités de l’entreprise.

L’analyse de la solvabilité permet de répondre à la question suivante : l’actif de l’entreprise est-il suffisant pour couvrir l’intégralité des dettes ?

Et l’analyse de la liquidité répond à la question : quelle est le degré de liquidité ou d’exigibilité de l’actif de l’entreprise (court terme, long terme) ?

 

I : Qu’est-ce qu’un bilan comptable ?

 

Le bilan traduit le patrimoine et les ressources de l’entreprise à l’issue d’une période de 12 mois. 

Il permet d’informer sur la solvabilité de l’entreprise et de donc de savoir si elle a suffisamment d’actif pour faire face à ses dettes.

 

II : Quelles sont les limites du bilan comptable ?

 

L’étude du bilan seul n’est pas suffisante pour comprendre les leviers améliorant la solvabilité et la liquidité de l’entreprise, car Il ne permet pas de connaître la politique d’investissement et de financement des années passées et d’analyser le besoin de financement de l’exploitation.

PME, les leviers pour manager le changement

La réussite de la conduite du changement dépend de la maîtrise des leviers. Aujourd’hui, les leviers sont de plus en plus complexes, car ils concernent l’aspect matériel, immatériel et surtout humain. Par conséquent, il est essentiel d’en avoir une vision globale.

Le potentiel humain, un levier essentiel dans la conduite du changement

Le potentiel humain constitue une véritable richesse.C’est un levier essentiel au développement de l’entreprise. D’ailleurs, quand on parle de conduite du changement, on pense accompagnement et animation des collaborateurs. Il est au centre de la dimension « changement ».

Les caractéristiques du potentiel humain dans l’entreprise sont la compétence, la formation, la motivation et l’engagement. Dans la conduite du changement, on mobilise les collaborateurs. Pour ce faire, on cherche à faire rejoindre les aspirations, les attentes et les valeurs des individus.

Dans ce cadre, on identifie 4 principaux leviers :

  1. La communication (vendre le projet sans SURVENDRE) ;
  2. L’animation et l’organisation du déploiement des actions ;
  3. La formation pour gérer les compétences ;
  4. L’accompagnement des collaborateurs (à ne pas négliger).

Les leviers financiers du changement

Tout projet de changement nécessite d’engager des dépenses pour mettre en place des solutions et au final assurer le développement de l’entreprise. En effet, il ne faut pas perdre de vue que l’objectif d’une entreprise est économique. Par conséquent, l’aspect financier est également important au même titre que l’aspect humain.

De plus, un projet de changement implique de définir des indicateurs permettant de piloter et de mesurer la situation. Cela conduit à maîtriser la réussite du projet, les coûts. et les délais.

Par conséquent, les principaux leviers sont :

  1. La réalisation et animation d’un Budget ;
  2. La communication d’un tableau de bord avec les principaux indicateurs ;
  3. La réalisation d’investissements matériels et autres dépenses.

Les autres leviers matériels et immatériels

Il est important d’ identifier d’autres solutions plus concrètes, comme :

  • L’optimisation des locaux ;

Exemple : déménagement dans des locaux plus grands pout augmenter la capacité de production ou la qualité de fabrication.

  • La modernisation des machines de travail ;
  • L’innovation technologique ;

Exemple : le web management avec l’arrivé de nouveaux outils de collaboration sur internet, qui permettent d’améliorer la mobilité et réactivité des équipes et la communication.

  • Le système de management et la structure organisationnelle

Exemple : pour sortir d’une inertie nuisible à leur réactivité et à la motivation des salariés, de grosses entreprises insufflent un esprit start-up dans leur fonctionnement. Avec des résultats plutôt probants. Je vous invite à lire l’excellent article parue dans le CAPITAL sur sujet.

Pour conclure

Pour atteindre ses objectifs, le changement mobilise différents leviers. Les leviers du changement ont été envisagés sous l’angle des ressources matériels et financières. De nos jours, les leviers du changement sont plus complexes car ils touchent également à l’immatériel et au comportement humain.

 

 

 

Le seuil de rentabilité la base de la gestion d’entreprise

Le seuil de rentabilité la base de la gestion !

 

Pour comprendre, analyser et prévoir, il est important de compléter l’analyse des soldes intermédiaires de gestion par l’étude du seuil de rentabilité.

A : Qu’est-ce que le seuil de rentabilité ?

 

Le seuil de rentabilité correspond au chiffre d’affaires minimal nécessaire à une entreprise pour couvrir toutes ses charges. Autrement dit, c’est le chiffre d’affaires à partir duquel l’entreprise commence à générer un résultat. On parle de point mort.

Pour calculer le seuil de rentabilité, il convient de distinguer les charges fixes des charges variables.

Les charges variables sont des dépenses qui varient en fonction de l’activité de l’entreprise, autrement dit,  en fonction du chiffre d’affaires.

Exemples de charges variables : achats de matières premières, achats de marchandises, achats d’emballages…

Les charges fixes sont des dépenses qui ne fluctuent en fonction de l’activité de l’entreprise.

Exemples de charges fixes : salaires, loyers, assurances, dotations aux amortissements, honoraires…

L’entreprise doit maîtriser ses coûts fixes pour améliorer sa rentabilité, car plus ils sont importants plus l’entreprise doit réaliser du chiffre d’affaires pour compenser ses dépenses fixes et maintenir sa marge.

 

B : Comment calculer le seuil de rentabilité ?

 

Il convient de procéder par étape :

1 – Identifier les coûts fixes et les coûts variables.

2 – Calculer la marge sur coûts variables

Marge sur coûts variables (MSCV) =  Chiffre d’affaires – coûts variables

3 – Calculer le taux de marge sur coûts variables

Taux de marge sur coûts variables = marge sur coûts variables/chiffre d’affaires x 100

4 – Diviser les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables pour obtenir le seuil de rentabilité en valeur.

Seuil de rentabilité =  Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables

 

C : Intérêt

 

L’intérêt est d’expliquer le niveau de rentabilité via l’utilisation d’un modèle simple :

  • soit rétrospectivement : pourquoi l’entreprise est/n’est pas rentable ?
  • soit par anticipation : quand et comment l’entreprise sera rentable ?

Le contrôle de gestion et la conduite du changement

Face à un contexte de changement, le dirigeant dispose de nombreux outils pour réussir cette transition. On pense notamment, à la conduite en mode projet, à la communication, à la gestion des compétences au sein de l’organisation et à la stratégie. Mais, le contrôle de gestion n’est pas clairement identifié comme un outil de pilotage du processus de changement. Or, il a un rôle important dans la dynamique du changement, voir essentiel. De plus, le contrôle de gestion est source de changement, car il repose sur le concept d’amélioration continue.

Le rôle du contrôleur de gestion

1. Un lanceur d’alertes

En effet, le contrôleur de gestion traduit les effets du changement sur les performances de l’entreprise et les communique à la direction, aux managers vers les opérationnelles.

2. Un coordinateur du processus de changement

Il participe à l’élaboration du planning des réunions avec les acteurs du projet et la direction. Il aide le chef de projet à budgéter et planifier les actions.

3. Un médiateur

Il est amené à gérer les conflits relatifs aux objectifs attribués et aux causes des dysfonctionnements, en apportant des explications chiffrées (exemple : évolution des résultats).

De plus, il doit faire preuve de psychologie pour adapter la communication à son interlocuteur, car les attentes ne sont pas les mêmes.

 4. Un partenaire du changement

On attend du contrôleur de gestion qu’il soit force de proposition. En effet,  Il est un apporteur de solutions.

 

Les leviers et l’apport du contrôle de gestion dans la dynamique du changement

1. Les leviers

Le contrôleur de gestion connaît les rouages de l’entreprise, ce qui est essentiel pour aider à poser le diagnostique du changement, identifier les leviers et suivre le déroulement des actions. Cette plus-value s’appuie sur trois compétences qui sont la base de l’efficacité du contrôle de gestion :

  • la connaissance de l’activité ;
  • la maîtrise du système d’information ;
  • la communication et l’organisation.

2. L’apport dans la conduite du changement

Dans un premier temps, il permet de poser le diagnostique du changement en apportant des informations, comme l’évolution de la part de marché et l’évolution des performances de l’entreprise.

Le contrôleur de gestion apporte de la visibilité aux acteurs du changement. En effet, il dispose d’une palette importante d’outils pour piloter la mise en oeuvre du plan d’action, identifier les dysfonctionnements et proposer des ajustements. En effet, la balance économique (rapport coûts engagés et gains par solutions proposées) et tableaux de bord de pilotage sont des instruments du management du changement par le contrôle de gestion.

Le changement fait partie intégrante de la mission du contrôleur de gestion, car la fonction repose sur le processus d’amélioration continue avec une méthodologie, qui fait ses preuves.

Pour conclure

Le contrôleur de gestion est un partenaire du changement, qui participe fortement à la réussite de la conduite du changement. Toutefois, il est important que son intervention ne se limite pas à la communication de chiffres. La clef de la réussite repose  sur la communication et la capacité à convaincre.

 

Pour aller plus loin, je vous conseille ce livre

L’intérêt de ce livre est la présentation autour de trois cycles principaux : le diagnostic, l’accompagnement et le pilotage. Ce qui m’a plu c’est la vision opérationnelle et  les études de cas.