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PME : adopter le management du changement pour se développer

L’entreprise évolue dans un environnement en constante mutation, incertain et concurrentiel. La décision de changement peut résulter d’une situation de crise ou d’anticipation. Le changement est complexe et génère des tensions au sein de l’organisation. Il est donc essentiel de gérer le changement qui est une compétence majeure pour l’entreprise, encore plus aujourd’hui.

 

La dynamique du changement

La dynamique du changement résultent de l’évolution de l’environnement externe ou interne de l’entreprise. Ce changement cause des dysfonctionnements ou encore est générateur de risques pour l’activité.

Le contexte externe de l’évolution s’identifie à travers l’intensité concurrentielle, les nouveaux entrants, les produits de substitution; le pouvoir de négociation des fournisseurs et/ou des clients.

Par exemple,  la compagnie AIR FRANCE souhaite créer une  filiale low cost sur les moyens et longs courriers appelée BOOST pour rivaliser avec les celles du Golfe. Je vous invite à lire l’article du monde sur le sujet.

 

Le contexte interne s’analyse en fonction des conditions de travail, de la communication, de l’organisation du travail, de la gestion des compétences et l’application de la stratégie…

 

Suivre ou anticiper les mutations de son environnement

L’entreprise a deux possibilités. La première est de se laisser porter par l’évolution de son environnement et être obligée au changement si une situation de crise se présente. Cela peut la contraindre à un changement de rupture qui est brutal et rapide avec l’apparition de tensions et de stress dans l’entreprise.

La seconde est d’anticiper l’évolution et donc de ne pas attendre la crise. L’avantage est que le changement est graduel avec moins de tension au sein de l’entreprise. Le risque est de créer une routine dans le changement avec l’apparition d’un formalisme excessif des procédures.

La meilleure solution pour éviter les contraintes liées aux différents types de changement (de rupture ou graduel) est d’adopter une démarche en mode projet.

La gestion du changement : une compétence vitale pour les PME

La conduite du changement est nécessaire à une PME, mais c’est difficile à mener en raison du caractère comportemental de la démarche. Elle peut être bénéfique ou néfaste, si elle n’est pas correctement gérée.

L’entreprise possédant cette compétence est mieux armée pour s’adapter aux mutations son environnement et  les transformer en opportunités.

Tuto : la capacité d’autofinancement d’une entreprise

Les enjeux de la capacité d’autofinancement pour l’entreprise

  1. La CAF est utilisée pour investir (ou augmenter le fonds de roulement), rembourser des emprunts, épargner ou encore verser des dividendes aux actionnaires.
  2. En retranchant de la CAF le montant des dividendes versés au cours de la période, on obtient l’autofinancement.
  3. Les banques, en comparant la CAF au montant des dettes financières, mesurent la capacité de remboursement de l’entreprise. Elles sont attentives à l’évolution du ratio suivant : 

 

Définition de la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement représente la trésorerie potentielle dégagée par l’activité de l’entreprise et susceptible d’être réinvestie. C’est le résultat de l’entreprise correspondant aux produits encaissables et aux charges décaissables. La CAF n’intègre donc pas les charges et produits calculés.

 

Les méthodes de calcul

1/ Méthode soustractive

Excédent brut d’exploitation (EBE)

+ Transferts de charges d’exploitation

+ Autres produits d’exploitation

– Autres charges d’exploitation

+ ou – Quotes-parts résultats en commun

+ Produits financiers

-Charges financières

+Produits exceptionnels

– Charges exceptionnelles

-Participation des salariés

-Impôts sur les bénéfices

= Capacité d’autofinancement de l’exercice

 

2/ Méthode additive

Résultat net de l’exercice

+ Dotations aux amortissements et provisions

– Reprises sur amortissements et provisions

+ Valeur comptable des éléments d’actif immobilisés

– Produits des cessions d’éléments d’actif immobilisés

– Quote-part de subventions d’investissement virée au résultat de l’exercice

= Capacité d’autofinancement de l’exercice

 

Tuto : les soldes intermédiaires de gestion

Analyse du résultat d’une entreprise

Le compte de résultat n’est pas suffisant pour analyser les performances de l’entreprise. L’analyse par les soldes intermédiaires de gestion permet d’identifier les leviers pour améliorer le résultat. Ils décomposent le résultat d’exploitation en 4 soldes qui sont la production de l’exercice, la marge commerciale, la valeur ajoutée, l’excédent brut d’exploitation (EBE). Les soldes intermédiaires de gestion sont représentés sous forme de tableau.

9 soldes pour comprendre le résultat

Il y a 9 soldes intermédiaires de gestion dont 4 qui décomposent le résultat d’exploitation, 1 qui précise les plus ou moins value de cession d’immobilisation dans le résultat exceptionnel. Les 4 autres soldes sont identiques à ceux du compte de résultat.

  1. La marge commerciale est l’indicateur de base des entreprises commerciales et répond à la question « quelle est la marge réalisée par la vente des marchandises ? » ;
  2. La production de l’exercice est l’expression de l’activité industrielle ou de service de l’entreprise et répond à la question «  Combien j’ai produit ? » ;
  3. La valeur ajoutée permet de mesurer sa capacité à maîtriser l’approvisionnement et la distribution et répond à la question « qu’elle est la richesse créée par l’entreprise ? » ;
  4. L’excédent brut d’exploitation (EBE) mesure le résultat d’exploitation indépendamment de la politique d’investissement (pas de dotations aux amortissements dans le calcul du solde) et du financement de l’entreprise (pas de charges financières dans le calcul du solde) et de la forme juridique (pas d’incidences de la fiscalité). Ce solde répond à la question « qu’elle est la ressource générée par l’exploitation de l’entreprise ? » ;
  5. Le résultat d’exploitation mesure le résultat d’exploitation, en intégrant les dotations et reprises d’exploitation, ce qui n’est pas le cas dans l’EBE ;
  6. Le résultat courant avant impôt mesure la performance de l’entreprise résultant des opérations d’exploitation et financières ;
  7. Le résultat exceptionnel résulte des opérations à caractère non répétitif ;
  8. Le résultat de l’exercice ;
  9. Les plus ou moins-values de cession d’élément d’actif précisent la part des plus ou moins-values de cession des immobilisations dans le résultat exceptionnel. Ces opérations peuvent gonfler sur une année le résultat de l’entreprise. C’est une information complémentaire.

 

 

Introspection pour un management efficace

Indispensable pour animer et motiver son équipe

La connaissance de soi est importante pour gérer une équipe. En effet, le manager doit prendre du recul afin de comprendre son comportement en toute situation de la vie professionnelle.

Or, la connaissance de soi est indispensable pour améliorer la gestion des tensions en situation de crise, adapter son comportement pour une meilleure communication, mieux comprendre ses collaborateurs et maximiser ses capacités.

Pas besoin d’un psychologue ! L’introspection peut se faire seul ou accompagné dans le cadre d’un coaching ou une formation.

Les méthodes existantes

Il existe une multitudes d’ouvrages dans ce domaine. Pour avoir une idée, je vous présente ci-dessous quelques méthodes :

  • L’approche transactionnelle qui permet d’analyser sa personnalité à partir de trois états (parent, adulte, enfant). Chaque état représente un comportement caractéristique. L’appréhension de son état permet de connaître sa posture face aux collaborateurs et de l’adapter en fonction de la situation.
  • Identifier ses mécanismes de défense en situation de conflit, pression ou frustration pour mieux gérer ses réactions. Ces mécanismes peuvent être la régression, le rejet, le déplacement, la projection, l’imaginaire, la contre-réaction…..
  • Connaître son mode de pensée, pour mieux comprendre son raisonnement et celui des collaborateurs. De plus, cela permet de maximiser ses capacités et celles des membres de l’équipe. On distingue 4 styles de pensée : « Leibnitz » (basé sur la déduction et la logique), « Kant » (esprit critique et de justification), « Hegel » (fondé sur la dialectique),  « Locke » (lié à l’observation).

En conclusion

Le métier de manager ne se limite pas à la maîtrise d’aptitudes techniques. En effet, il implique d’avoir des compétences sur les hommes, reposant sur ses facultés à animer et motiver les membres de son équipe. C’est le chef d’orchestre de l’organisation. Il doit organiser, s’affirmer, gérer sa relation avec sa hiérarchie et ses collaborateurs.

Par conséquent, le manager doit connaître ses forces et faiblesses pour s’adapter et convaincre. Et surtout, L’introspection conduit à exploiter le maximum de son potentiel en corrigeant ses réactions et travaillant sur ses qualités.

J’espère que l’article vous a plu ! N’hésitez pas à laisser un commentaire.

 

Je vous conseille cet ouvrage parfait pour les managers.

Il est clair et synthétique. 

Le système d’information la base du contrôle de gestion

Il n’est pas évident de mettre en place le contrôle de gestion, quand on démarre d’une page blanche. Surtout si on a peu ou pas d’expérience. Lorsque que c’est le cas, Il est important de revenir sur les basiques pour faciliter sa mission ou sa prise de fonction.

Le système d’information et le contrôle de gestion

La base du métier de contrôleur de  gestion est de collecter, traiter et communiquer les informations pour permettre aux responsables de piloter leur activité. Or, le système d’information est un ensemble organisé de ressources (informatiques, humaines, procédures, données) qui a le même rôle que celui du contrôleur de gestion. Il est donc important pour un contrôleur de gestion de comprendre les rouages du système d’information de l’entreprise. Pour ce faire, il est ESSENTIEL de ne pas limiter le périmètre à l’informatique.

La composante humaine du système d’information

La composante humaine représente l’ensemble des personnes qui émettent, manipulent et utilisent l’information. Ces personnes sont des utilisateurs ou des spécialistes (qui conçoivent ou entretiennent le système d’information).

Les parties prenantes du système d’information sont les personnes :

  • alimentant le système d’information ;
  • ayant besoin d’information pour leur activité ;
  • concevant et entretenant le système d’information (DSI).

La composante organisationnelle

Elle est composée de règles et de procédures qui définissent le mode opératoire que les personnes doivent respecter pour réaliser leur activité. Par conséquent, elle est importante pour le bon fonctionnement de l’organisation et du système d’information. Plus l’entreprise est importante, plus ces règles sont formalisées.

De plus, si les tâches sont clairement identifiées, il est possible de les automatiser, surtout avec la numérisation des documents.

La composante informatique

L’informatique comprend un CRM (pour suivre ses clients et prospects), une gestion commerciale (pour facturer), la comptabilité, la trésorerie (éventuellement avec un module de paiement) et la gestion RH (paie, déclaration sociale….).

Pour être complet, il convient d’ajouter un outil décisionnel qui récupère, traite et restitue les informations contenues dans l’ensemble informatique.

Bien entendu, plus l’entreprise se développe, plus son besoin en informatique est important.

J’espère que cet article vous a plu ! Indiquez dans le commentaire le thème que vous souhaitez aborder. Je le traiterai dans la mesure du possible. A bientôt !

Laurent PHILIPPE

Consultant en contrôle de gestion `

et système d’information

Vidéo 1 – Comment mettre en place le contrôle de gestion ?

Un outil de management

Le contrôle de gestion est un outil de management au service du manager et chef d’entreprise, qui permet d’une part d’animer les équipes en fixant des objectifs (réalistes et réalisables, bien entendu !), d’autre part d’évaluer les résultats de l’entreprise.

Le rôle du contrôleur de gestion

Il collecte, traite et communique les informations pertinentes à partir du système d’information. Par conséquent, Il ne prend pas des décisions mais éclair les managers et chefs d’entreprise dans leurs décisions.

Donc, la base de son métier est évolution des performances de l’entreprise et de communiquer ces informations. Pour ce faire, il doit se servi du système d’information pour récupérer les données dont il a besoin et les traiter.

Les outils d’analyse du contrôle de gestion

Pour évaluer la performance, il a différents outils à sa disposition, qui sont :

  • l’analyse financière,
  • la comptabilité de gestion (analytique)
  • les méthodes de calcul des coûts (les coûts complets, ABC….)

J’espère que la vidéo vous a plu. N’hésitez pas à mettre un commentaire !

 

 

 

 

Tuto – Comprendre l’analyse financière – Facile !

Qu’est-ce que l’analyse financière ?

L’analyse financière consiste à analyser les performances de l’entreprise en répondant aux questions suivantes :

  1. L’entreprise est-elle rentable ?
  2. A-t’elle suffisamment de liquidité pour payer ses dettes ?
  3. Génère-t’elle de la trésorerie ?

Les étapes de l’analyse financière

  1. L’analyse de l’activité avec les soldes intermédiaires de gestion, la capacité d’autofinancement et quelques ratios pour compléter l’étude.
  2. L’analyse du patrimoine de l’entreprise et des flux de trésorerie avec le bilan fonctionnelle, le tableau de financement, les flux de trésorerie et quelques ratios pour compléter l »étude
  3. Comparaison des chiffres avec ceux des concurrents et de son marché

Pas que des chiffres !

Les chiffres sont importants, mais il faut prendre en compte les forces, faiblesses, menaces et opportunités liées à son environnement (économique, juridique, produits…).

Toutes ces éléments qui ne sont pas forcément quantifiables, mais qui génèrent un véritable avantage compétitif ou le contraire.

Je vous invite à regarder la vidéo.

A bientôt

Laurent

Tuto – Comprendre le compte de résultat – Facile !

Résumé

Cette vidéo permet de comprendre le compte de résultat. Chaque entreprise a l’obligation d’en établir un. Il fait parti de la liasse fiscale faite par l’expert-comptable pour les petites entreprises ou par le directeur administratif et financier si l’entreprise dispose d’un service comptable.

Objectifs

Faciliter la compréhension du compte de résultat et permettre d’analyser le résultat d’une entreprise.

Le plan du tuto :

  1. Définition du compte de résultat
  2. La présentation du compte de résultat
  3. La structure du compte de résultat ( 3 rubriques : exploitation, financière, exceptionnelle).

 

 

Tuto : comment analyser le résultat d’une entreprise ?

Résumé de la vidéo

Vous êtes entrepreneur, comptable et étudiant en gestion, il est indispensable de savoir analyser le résultat d’une entreprise pour améliorer sa rentabilité et identifier les leviers.

L’analyse peut se faire à partir du compte de résultat, les soldes intermédiaires de gestion….

Objectifs

Vous donnez une méthodologie pour analyser le performance de l’entreprise.